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Santé : les partis d'opposition s'attaquent à Jean Charest
Geneviève Lajoie/Agence QMI - Agence QMI

Le système de santé québécois a connu un véritable « dérapage » depuis l'arrivée de Jean Charest à la tête du gouvernement, même s'il en avait pourtant fait son principal cheval de bataille, a dénoncé hier Pauline Marois.

C'est sur cette attaque en règle de la chef péquiste à l'intention du premier ministre et de son ministre de la Santé que les travaux parlementaires ont repris mardi à l'Assemblée nationale.

Aux yeux de Mme Marois, les décès qui se sont succédés au cours des derniers jours dans les corridors des hôpitaux de la province démontrent l'échec de ce gouvernement à donner aux Québécois un réseau public de santé de qualité, alors qu'il s'agissait pourtant d'un engagement ferme de Jean Charest, il y a maintenant 7 ans.

« Il y a eu Mme Bossé qui est décédée à Sacré-Coeur parce que la salle de réanimation débordait; il y a eu Mme Deschênes qui est décédée parce qu'on l'a oubliée dans un corridor de l'urgence à Saint-Jérôme; il y a eu Mme Fournier qui a attendu quatre jours à l'urgence de Maisonneuve-Rosemont avant de décéder complètement déshydratée; il y a eu M. Pitre, mort d'avoir attendu six mois sur une liste d'attente pour une chirurgie cardiaque », a renchéri le député péquiste Bernard Drainville.

Le chef de l'ADQ a lui aussi choisi de s'en prendre au gouvernement sur sa gestion du réseau de la santé et a demandé au premier ministre de prendre en main le dossier personnellement. Selon lui, il n'est pas normal, comme semble le croire le ministre de la Santé, que pas moins de 23 589 personnes attendent « hors délai ».

« Est-ce qu'il est prêt à dire ça aux 1 700 enfants qui sont là en attente, aux 3 500 parents qui attendent justement une opération pour leur enfant? Il s'en est fait un point d'honneur en 2003, aujourd'hui la situation s'est détériorée, que le premier ministre prenne ses responsabilités et assume pleinement le dossier de la santé », a tonné Gérard Deltell.

Il y a encore des problèmes dans le réseau de la santé, ont reconnu tour à tour Jean Charest et Yves Bolduc, qui ont toutefois tenu à assurer que le gouvernement faisait tout en son pouvoir pour rétablir la situation. « Il ne faut pas juger le système de santé sur un cas », a insisté le ministre de la Santé, avant d'indiquer que le premier ministre lui avait renouvelé sa confiance.

« On a fait en sorte que les services se sont améliorés, les délais d'attente se sont amoindris depuis qu'on est le gouvernement. C'est faux de prétendre le contraire. Il peut y avoir des problèmes à des endroits précis, mais, de manière générale, les délais d'attente se sont amoindris depuis que nous formons le gouvernement », a précisé le premier ministre.

Jean Charest n'a pas manqué d'ajouter que le système de santé subit encore les effets indésirables « des décisions désastreuses » et du « saccage » qu'a orchestré le gouvernement péquiste de l'époque, en poussant à la retraite près de 10 000 professionnels de la santé.




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